À travers sa campagne de crowdfunding, Infirmiers de rue souhaite récolter 45 000 € pour la construction d’un logement modulaire, une solution innovante qui constitue un pas de plus vers la fin du sans-abrisme. 

Vous avez encore des doutes ? On vous donne 5 raisons d’investir dans ce beau projet !

 

1. Les modules sont adaptés aux patient·es sans-abri

Travailleurs portent une clé

Depuis 2018, Infirmiers de rue investit dans des logements modulaires, à travers son projet « Module Sweet Home ». Les modules sont un moyen innovant pour reloger les personnes sans-abri. 

Les locataires des modules sont un public particulièrement fragilisé. La vie en rue est particulièrement rude et traumatisante, et nos patient·es ont développé différents mécanismes de survie. Une fois relogé·es, seul·es entre 4 murs, une décompensation psychique peut avoir lieu, accompagnée par exemple de comportements bruyants ou de consommation excessive d’alcool ou de drogues. Dans un appartement classique, cela cause des problèmes de voisinage. 

Or, les modules présentent l’avantage d’être chacuns installés à au moins 3 mètres des autres. D’une part, la distance favorise l’intimité et le calme, et d’autre part, la vicinité peut créer de belles amitiés entre locataires. Les locataires disposent donc de leur espace personnel, mais ne sont pas seul·es.

 

2. Les modules sont bon marché 

Le prix moyen au mètre carré d’un appartement à Bruxelles s’élève à 3 428 €. Celui-ci descend à 2 222 € pour les moins chers. En comparaison, la construction d’un module coûte environ 45 000 €, installation comprise. Cela revient à 1 730 € au mètre carré, soit 500 € de moins que les appartements classiques les moins chers ! 

De plus, les modules respectent un maximum la norme passive. Cela réduit considérablement les charges liées aux énergies et à l’eau pour les locataires. 

Enfin, chaque module est autonome. Les locataires n’ont pas de charges communes comme l'on pourrait en avoir dans un appartement classique.

Travailleurs se rendent chez un patient

 

3. Les modules sont une réponse rapide à la pénurie de logements

Ce n’est pas un secret : dans la Région de Bruxelles-Capitale, la demande excède de loin l’offre de logements. De plus, le prix des matériaux de construction est à la hausse ces dernières années. La durée de construction de nouveaux immeubles se compte d’ailleurs en années. Cela mène à une pénurie de logements d’autant plus criante en ce qui concerne les logements abordables. 

Les logements modulaires, eux, sont construits en 6 semaines, et rapidement installés. Un temps record ! 

4. Les modules sont une solution de logement à part entière 

D’une superficie de 26 m2, les logements modulaires sont installés sur des terrains temporairement ou durablement disponibles. Ils sont dotés d’un espace de douche, d’un WC, d’une kitchenette, d’un espace de vie. Ils sont donc raccordés à l’eau et l’électricité. De ce fait, ils sont conformes aux normes d’un studio à Bruxelles. 

 

5. Les modules en prévention du sans-abrisme 

La construction de modules a aussi un aspect préventif. En effet, pour l’instant, les chiffres sur le sans-abrisme ne couvrent pas les personnes qui se trouvent en institution : prison, cure de désintoxication, handicap mental léger … 

Parmi ces personnes, à leur sortie d’institution, beaucoup se retrouvent sans logement. Elles restent alors à la rue pendant quelques années… Avant d’être dans un état si vulnérable qu’Infirmiers de rue doit les prendre en charge. 

Prévoir assez de logements pour leur parcours de réinsertion, c’est s’attaquer au sans-abrisme en amont. Autrement dit, c’est un moyen de ne pas « alimenter la rue ». 

Aidez-nous à financer un module !

Participez à notre crowdfunding avant le 31 août 2022 et aidez Infirmiers de rue à reloger l’un·e de ses patient·es sans-abri dans un nouveau module !

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