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Octobre 2022

L’amour en action

Il y a quelques mois, j’avais demandé d’être confronté à la réalité du terrain des Infirmiers de Rue. Mon travail de bénévole me la montre indirectement, notamment à travers les « tranches de vie ». Impressionnante, voire émouvante, certes. Mais je me rendais compte que l’expérience du terrain pourrait être bien plus poignante. 

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Septembre 2022

De la rue au logement : s'autoriser à rêver

Madame T. est assise sur les marches d’une station de métro bruxelloise, comme toujours, un foulard sur la tête et des vêtements aux motifs fleuris.

Elle accepte, parfois avec un grand sourire sur son visage lisse et fatigué, de nous accompagner pour partager un moment en dehors de son quotidien, loin du vacarme du trafic et des passants qui la frôlent sans ménagement.

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Septembre 2022

Ce corps ne me représente pas, je ne l’aime pas.

Ceci est le témoignage d'une personne suivie par l’équipe My Way d'Infirmiers de Rue. Il est émouvant, voire choquant. Heureusement, il se termine sur un ton positif. 

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Septembre 2022

Une idée sensationnelle

Parler de ma première rencontre avec vous, Monsieur G., était comme une évidence pour moi. Nous voilà confortablement installés autour d’une table, prêts à discuter avec

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Août 2022

Madame J. au grand coeur

Madame J., voilà 11 ans que nous nous sommes rencontrées. Après 3 ans de suivi en rue, vous avez fait partie des premières personnes à intégrer le programme Housing First.

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Juillet 2022

« Pour vous faire rire »

Arcadia ! Non, ce n’est pas ce pays mythologique où des bergers heureux jouent la flûte et vivent d’amour et d’eau fraîche. C’est dans une maison de repos de ce nom que nous avons retrouvé Monsieur M. pendant une visite de suivi du pôle My Way.

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Juin 2022

Un ange gardien déguisé en commerçant

On part une matinée à sa recherche. Monsieur M.  « n’a pas toutes les frites dans le même sachet » et vit à la rue. Il bouge beaucoup, et le rencontrer est un défi permanent.

Nous voilà dans l’immense parking d’un centre commercial, puis dans le centre commercial, puis aux alentours : viaducs sinistres, restes de campements, vieux caddies remplis de déchets… Mais pas de trace de Monsieur M. 

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Juin 2022

Le rêve pas si fou de Madame A.

Aujourd’hui, Madame A. nous reçoit, le visage enfuit dans ses mains. Elle gémit, elle pleure. La brise glaciale qui frappe la cour dans laquelle nous sommes assises accentue l’air de désolation. Personne n’échappe à la souffrance. Je le sais. Moi, travailleuse sociale, travailleuse contre certaines formes de misères. Je ressens sa détresse, avec elle, à chaque instant où ses yeux gonflés croisent mon regard.

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Mai 2022

Vous n’êtes pas seule, Madame L.

Madame L. a presque 50 ans. À la rue depuis 20 ans, placée depuis un très jeune âge, elle a subi les dysfonctionnements du système belge. L’équipe d’Infirmiers de rue basée à Liège s’inquiète pour elle, et se sent impuissante face à sa détresse.

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Mai 2022

Et s’il avait été reconnu réfugié ?

C’est en hommage à Monsieur F., cet homme au parcours remarquable et au regard intelligent et malicieux, que nous écrivons cette tranche de vie. Nous voulons mettre en lumière son histoire, mais aussi ce qu’il aurait pu être s’il avait obtenu l’asile.

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Avril 2022

Ce jour-là, il semblait être un peu avec nous

Monsieur N., son mari, nous l’avions bien connu. En rue, puis dans son logement dans lequel il s’était maintenu plusieurs années. Monsieur N. était un bon vivant qui savait se faire entendre. On pouvait difficilement le rater lorsqu'il était dans le coin. Il avait beaucoup d'humour et suscitait une forte sympathie chez les gens qui le rencontraient. Ses deux grandes passions étaient Johnny et les chiens. Monsieur N. avait survécu à d'innombrables épreuves. A force, on avait fini par le croire un peu immortel. Mais en hiver 2021, nous avons dû lui dire au revoir.

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Avril 2022

Rapprochés par le deuil

Aujourd’hui, j’ai accompagné Monsieur S. à l’enterrement de sa maman.    

Nous apprenions quelques jours avant, par un membre de sa famille, que sa maman était décédée. Nous n’avons pas beaucoup d’informations concernant le lien qu’entretenait Monsieur avec sa famille.
Il a tendance à nous dire, avec un grand sourire, que tout va bien, que les contacts sont bons et que chez lui tout va bien aussi, alors que nous savons qu’il est parfois « trop fier » pour nous dire qu’il traverse une phase compliquée.

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