Décembre 2023
« Ces instants qui me donnaient l'impressionde ne pas travailler »
Voici presqu’un an et demi que je travaille au sein de l’équipe logement d’Infirmiers de rue. Nombreuses sont les personnes que j’ai pu accompagner, chacune ayant une trajectoire de vie singulière, unique et riche. Chaque patient·e que je guide dans son processus de rétablissement laissera une trace dans mon esprit et élargira mes connaissances sur ce monde, ce système et ses failles, moi-même et mes limites. Une rencontre m’a particulièrement marqué : celle de Monsieur W.
Décembre 2023
Wonder Woman est une femme sans-abri
J'ai la chance d'avoir rencontré Wonder Woman. Vous la connaissez ? Elle me semble tellement forte, impossible pour moi d'associer ce petit bout de femme à un autre nom ! Comment est-ce possible pour cette jeune dame d'avoir survécu à l'enfer de la rue depuis autant d'années? Comment? Je n'ai pas de réponse claire à cette question, mais en tout cas je reste bouche bée face à autant de courage et de résilience devant un tel destin qui l'a projetée dans cette vie...
Novembre 2023
Je me suis sentie impuissante
Dans cette tranche de vie, une travailleuse sociale d’Infirmiers de rue témoigne de sa rencontre, en dehors du travail et par hasard, d’une patiente. Attention, ce texte aborde les violences sexuelles et le harcèlement que peuvent subir les femmes sans-abri.
Novembre 2023
Je ne me rendais pas compte...
J'ai entamé un stage chez Infirmiers de rue fin septembre 2023. Je pensais avoir une idée assez précise du public ciblé par l’ASBL, des difficultés qui y étaient liées ainsi que du travail à accomplir sur place. TOUT était minimisé.
Octobre 2023
S'en sortir malgré les addictions
Nous suivons une jeune personne, qui a vécu 2 ans en rue avant d'être remise en logement par nos soins, suite au signalement d'une association partenaire.
Octobre 2023
Une entrée en logement qui apporte le changement
Nous avons trouvé un logement pour Monsieur N. il y a de cela quelques mois. Mais alors qu'il avait visité l'appartement, mis un peu de sous de côté pour le premier loyer, reçu les clés... il n’y allait pas.
Octobre 2023
Co-citoyen·nes bienveillant·es
La semaine dernière, nous recevions l'appel d'une citoyenne, Sandrine*, très inquiète au sujet d'une personne qu'elle venait de rencontrer sur son trajet.
Il s'agissait de Monsieur K., un patient que l'on accompagne en rue depuis un certain temps.
* Nom d'emprunt
Septembre 2023
L’amour au grand jour
Notre infirmière Eva nous raconte l’histoire passionnelle de Madame P. et Monsieur T., alors qu’elle effectuait ses premiers pas chez Infirmiers de rue. Son travail avait commencé avec des maraudes dans les rues de la ville et elle a rapidement été amenée à suivre un couple dont l'histoire s’avèrerait tout sauf ordinaire…
Septembre 2023
Un hamburger et c’est reparti !
Nous accompagnons Monsieur N. depuis quelques années maintenant. Depuis qu’il est sorti de rue, il vit dans un logement très sobre, à peine décoré, qui nous rappelle un peu une cellule de prison. C’est que quand il était jeune, il est resté un moment en prison et cela l’impacte encore tous les jours.
Août 2023
Un petit contre-temps
Dans ce témoignage, Lucia, travailleuse sociale, partage sa première expérience de remise en logement par Infirmiers de rue, alors qu’elle était encore stagiaire. Celle-ci s’étant soldée par un échec, elle illustre bien les allers-retours possibles avant une réintégration durable de la personne sans-abri.
Août 2023
Un nouveau départ pour Monsieur A.
Ce matin-là, Monsieur A. nous ouvre le portail du terrain sur lequel se trouve son logement modulaire. Nous l’avons appelé pour le prévenir de notre arrivée à l’improviste et il s’est empressé de venir nous accueillir avec un grand sourire. Je le redécouvre après plusieurs mois passés dans son module, ses cheveux poivre et sel brossés soigneusement, le visage halé et avenant. Il nous invite chaleureusement à boire un coca frais à l’intérieur.
Juillet 2023
Je sens, donc je suis
Madame S. vit dans une gare en région liégeoise depuis plus de deux ans déjà. Elle vit au milieu du couloir, du mouvement. Elle vit là où les gens passent, se posent parfois mais partent toujours. Elle vit là dans un coin, effacée dans le brouhaha et le mouvement. On ne la voit pas, mais on la sent. Elle dégage le genre d’odeur qui rebute, qui donne des haut-le-cœur, fait fuir. Enfin, elle existe.
